Quand la beauté se digitalise : les coulisses d’un secteur en pleine mutation

2 mai 2018

Comme de nombreux marchés, le secteur de la beauté est en pleine mutation. Portée par des innovations technologiques tout azimut et l’émergence de nouveaux comportements de consommation, les acteurs du secteur prennent conscience de la nécessaire évolution de leurs produits et services, et enclenchent désormais une professionnalisation de leurs outils, malgré une maturité digitale encore relativement faible.

Le développement du marketing d’influence dans la beauté

Au cours de ces dix dernières années, vous n’avez pu échapper au phénomène des influenceurs beauté sur les réseaux sociaux ou autres blogueuses de mode aux milliers (voire millions !) de followers dans le monde.

Avant tout, petit b.a.-ba : est désigné comme « influenceur » toute personne ayant au moins 10 000 abonnés sur Instagram ou Snapchat et bénéficiant à la fois d’un « écho » (c’est-à-dire dont les idées, les histoires et les publications sont reprises sur les médias sociaux) et d’une « expertise » (c’est-à-dire qu’ils sont reconnus comme des experts dans leur domaine).

Traackr et Talk PR viennent de publier les résultats d’une étude internationale approfondie sur le secteur de la beauté, industrie qui a ouvert la voie du marketing d’influence. Elle démontre que ce secteur en particulier rencontre depuis quelques années des transformations majeures, sous la montée en puissance de réseaux sociaux de type Instagram, Facebook et Snapchat, et la façon dont certaines marques ont réussi à s’imposer ou se réinventer en travaillant intelligemment avec les bons influenceurs. L’étude met en lumière également comment ces mêmes marques travaillent avec ces influenceurs pour augmenter leur notoriété et développer leurs intérêts, par le maintien de relations directes (authentiques ou rémunérées) avec les influenceurs, et donc leurs followers.

Des marques qui adoptent ainsi de nouvelle stratégie de marketing, plus proche d’une stratégie média que de marketing direct, pour toucher une nouvelle clientèle « connectée » et influencée, avec de vraies répercussions sur le comportement ces consommateurs dans la vie réelle au moment de l’acte d’achat.

Des consommateurs sous influence et hyper-connectés

L’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes), le Conseil Général de l’Economie et l’Agence du Numérique ont récemment dévoilé une série de chiffres illustrant parfaitement l’hyper-connectivité des français et expliquant en partie la montée en puissance de nouveaux comportements digitaux :

  • 85% des Français ont accès à Internet,
  • 81% des Français sont équipés d’un ordinateur, 73% d’un smartphone et 44% d’une tablette,
  • 74% y accèdent tous les jours – 95% des 18-24 ans,
  • En moyenne, chaque français passe 18 heures par semaine sur Internet,
  • 56% des français sont inscrits sur au moins un réseau social,

En moyenne, chaque français passe 1h16 par jour sur les réseaux sociaux.

Cette utilisation quotidienne et récurrente de supports digitaux, d’applications mobiles et autres réseaux sociaux a totalement bouleversé le comportement des consommateurs, particulièrement dans le secteur de la beauté et du bien-être.

Selon le magazine spécialisé Cosmetiquemag, « 4 milliards » est le nombre de requêtes annuelles effectuées sur les moteurs de recherche pour le mot « Beauté ». 89 % des consommateurs de produits et de services de beauté estiment que leur décision d’achat a été affectée par des informations en ligne sur les réseaux sociaux (enquête BeautySurvey) et 59% des français consultent les avis sur les médias sociaux avant d’acheter (@MalabarDesign). Le digital a ainsi pris une place importante dans le processus de décision d’achat sur le marché de la beauté.

Le secteur de la beauté à l’heure de la transformation digitale

Un secteur qui affiche une bonne croissance au niveau mondial, avec un marché estimé à 205 milliards d’euros, principalement tirée par le digital. L’innovation technologique et la transformation numérique sont désormais deux facteurs clés de succès du développement du secteur. Les marques et les enseignes en ont pris conscience et doivent constamment améliorer leurs produits et optimiser leurs services afin de rester la pointe d’un marché extrêmement compétitif, où le consommateur – influencé et connecté – en attend toujours plus.

La vente en ligne est ainsi devenue aussi importante que la vente en points de vente et séduit de plus en plus de consommateurs. Dans un marché toujours plus concurrentiel, les marques affûtent leurs stratégies d’acquisition et de fidélisation, en capitalisant sur la digitalisation de leur process et de leurs actions :

  • Sites de vente « user friendly » entièrement mobile, avec des expériences shopping innovantes.
  • Campagnes multicanales (SMS, email, réseaux sociaux) et cross-canal (online, offline).
  • Renforcement de l’engagement client : avis clients (expérience utilisateur), ChatBot (messagerie assistée par intelligence artificielle).
  • Solutions de gestion et de pilotage optimisées : logiciel de caisse connecté, solution de paiement en ligne.
  • Actions web-to-store renforcées : offre Click & Collect, couponning électronique, codes promotionnels à utiliser en point de vente suite à un achat en ligne, services de prise de rendez-vous en ligne.

Cœur de métier de ClicRDV depuis plus de 12 ans, la prise de rendez-vous représente un véritable levier de transformation dans le secteur de la beauté (esthéticien, coiffeur, institut & spa..) tant pour les commerces de proximité que les marques de luxe et les sociétés de services (personnal shopping). Les nombreux bénéfices apportés par ce service en ligne – gain de temps pour le professionnel, transformation de visiteurs du site Internet en clients physiques en boutique, réduction du nombre de no-show – ont un impact direct dans le développement de la marge opérationnelle en magasin, et sur les acheteurs qui renouent ainsi avec le plaisir de l’expérience de l’acte d’achats dans « la vraie vie ».

Instagrameurs, marketing d’influence, solutions web-to-store, engagements clients… Finalement, peut-on vraiment passer à côté de ces techniques déjà si présentes dans nos vies ?